L'association

Pensée...

Il faut avoir donné un an de sa vie ici...

pour comprendre qu'on n'a fait que recevoir

Ate Cha

  • Parole de Bambou
  • Ma volonté de donner, d'apprendre l'humilité, le partage et de découvrir une vie différente, moins matérialiste et plus humaine m'a poussée vers ce projet que certains jugeront un peu fou. Me voilà volontaire aux Philippines pour EDM.

Petit lexique

EDM = Enfants du Mékong
Bambou = Volontaire d'EDM (parce qu'un bambou ploie mais ne rompt pas)
Tagalog = Langue parlée sur l'île de Luzon
Kawayan = Bambou en tagalog
Ate = grande soeur (marque de respect)
Tuilage = période durant laquelle l'ancien Bambou transmet tout ce qu'il peut à celui qui le remplace
RP = Responsable de Programme (responsable local en charge de la gestion quotidienne du programme)
Pinoy = Philippin

A vous de jouer !

Cette mission aux Philippines vous touche et vous donne envie d'agir à votre tour: n'hésitez pas ! EDM est toujours à la recherche de fonds pour financer cette action, vous pouvez donc envoyer votre don par chèque à Enfants du Mékong - Stéphane Saunier - 5 rue de la Comète - 92600 Asniéres sur Seine en inscrivant au dos du chèque "mission de Charlotte Duriez". Tous les dons, même les plus modestes, nous permettrons d'agir toujours plus efficacement.Merci pour votre soutien !

Les Philippines en trois mots

Les Philippines ce n'est pas moins de 7 107 îles perdues dans l'océan Pacifique, peuplées par 90 millions d'habitants. Manille, la capitale, se situe sur l'île de Luzon, au nord de l'archipel. La population Philippines se dinstingue des autres populations du sud-est asiatique de par sa religion (90% de catholiques), et son occidentalisation due aux colonisations espagnoles et américaines qui ont toutes deux laissées une empreinte marquée.
Malgré cela, la pauvreté frappe pleinement ce pays:
- population sous alimentée: 28%
- population vivant avec moins de 2$/jour: 48%
- nombre d'enfants des rues à Manille: 550 000

 

Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /Août /2010 20:45

A l'approche du départ, j'aurai aimé être capable de vous écrire tout un tas d'articles, beaux et profonds, vous relatant à la fois mon état d'esprit, mais aussi ce que je retire de cette expérience, tout ce qui a fait qu'elle fut si belle et tout ce qui m'a grandi. Mais j'en suis tout simplement incapable.

Tout ce que j'ai appris ici est en moi, et je ne peux l'écrire.

Si vous le voulez, une fois en France, j'essaierai de vous en parler, mais je ne vous promets pas de résultats plus probants...

 

Cette fois ça y est, je m'en vais, je quitte ce beau pays après un an de vie et de partage, une année qui fut sans doute la plus belle de ma vie.

 

Au revoir les enfants. Au revoir mes RPs. Au revoir vous qui m'avez tant donné.

 

Merci à toi petit lecteur de m'avoir suivi, merci de m'avoir écrit et soutenu. En lisant vos commentaires, vos mails ou vos messages, je découvre toujours avec autant de ravissement que j'ai réussi à vous toucher, à vous émouvoir parfois, à vous embarquer un peu dans cette grande aventure.

 

Il n'est pas facile de quitter cette vie et ce pays, mais je suis heureuse de continuer m'a route, enrichie de tant de rencontres et de moments forts. Je serai également heureuse de vous retrouver, le 23 octobre prochain.

 

En attendant... GOD BLESS YOU & MORE POWER TO YOU

 

 

MABUHAY PILIPINAS

Par Ate Cha
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /Août /2010 07:51

On aura eu beau me le répéter 100 fois à l'arrivée, je n'en croyais pas un mot.

Un an, c'est tout de même 12 mois. 365 jours, vous m'excuserez, ce n'est pas rien.

Pourtant, il y a autant de vrai que de faux dans cette phrase.

Pendant cette fameuse année, on se dit alternativement "waaw déjà 4 mois que je suis ici, mais c'est pas possible, j'ai l'impression d'être arrivée hier!", ou "putain encore 7 mois..."

Mais bien souvent, ce fut effectivement "quoi ?? plus que 3 mois ?! mais non, mais non, c'est pas possible, ça va pas du tout ça!"

 

Et cette fois ça y est, ça fait tout pile un an que je suis arrivée aux Philippines.

Cette arrivée dont je me souviens dans les moindres détails: la lumière de la lune sur la couche de nuage, la boule au creux de l'estomac, mélange de stress et d'excitation, l'approche de Manille et de ses milliers de lumières semblant flotter sur la mer, la rencontre avec Elena, la traversée de la ville, dans le taxi, les larmes aux yeux de savoir qu'on y est, que l'aventrue commence, la découverte de la maison, de tous ceux qui la peuplaient, la première averse tropicale alors qu'on venait de se coucher.

C'était il y a un an.

 

Et quelle année...

 

Par Ate Cha
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 30 juillet 2010 5 30 /07 /Juil /2010 06:30

A 18 jours du départ, stress et fatigue commencent à se faire particulièrement ressentir. Je suis à fleur de peau et commence déjà à pleurer pour un rien. Ou pour un tout en l'occurence. Parce que c'est bien un tout que je m'apprête à laisser derrière moi: une maison que j'ai fait mienne, des ami(e)s exceptionnels, une ville que j'ai aimé autant que je l'ai détesté, un pays magnifique, des enfants touchants, des responsables locaux dévoués et attentionnés, une mission belle et enrichissante; une année de ma vie hors de mon temps et de mon espace, mais pas une année entre parenthèse.

 

Je n'ai pas de crainte rationnelle, pas d'appréhension explicable: je quitte ce pays dans les meilleures conditions qui soient, je reviendrai en France dans d'aussi bonnes conditions. Simplement j'ai cette boule, lourde et encombrante, installée au fond de mon estomac, qui remonte parfois jusqu'à ma gorge ou mes yeux.

 

Je crois que je commence seulement à réaliser ce que je viens de vivre...

 

 

Il a fallu dire au revoir à Ate Elena, une coloc de moins, et une maison plus en bordel que jamais... ! Je lui souhaite un très bon retour en France, et tout le bonheur qu'elle mérite, pourvu qu'elle garde le sourire radieux que je lui connais dernièrement.

 

La relève arrive le 6, pour un tuilage d'une dizaine de jours. Ca y est, c'est moi qui suis passée de l'autre côté de la force, je suis désormais la bambou "expérimentée" qui connait ses programmes sur le bout des doigts. J'attends de voir si Cécile, celle que je tuile, me regardera avec le même mélange d'incrédulité, d'incompréhension et de fatigue avancée avec lequel j'observais Laetitia, il y a presque un an de cela.

 

D'ici là, un an exactement après avoir quitté la France (le 2), je partirai quelques jours à Hong Kong, retrouver celui qui partagera mon quotidien pour les trois prochains mois. Car oui, je vous avais parlé d'une surprise à venir, et là voilà: pendant encore 3 mois vous pourrez suivre mes article décousus sur ce blog.

 

En effet, plutôt que de rentrer directement en France, je m'accorde, avec mon meilleur ami, quelques semaines supplémentaires riches en découvertes, aventures et émerveillement. Trois mois pour visiter l'Asie du Sud-Est, pour profiter encore, et apprendre toujours. Retour sur le sol Français prévu le 23 octobre.

 

D'ici là, soyez assurés que malgré mes larmes, mes cernes et mon corps qui refuse d'avancer, je suis heureuse, heureuse de ce que j'ai vécu, heureuse d'avoir fait de mon mieux pour poser ma pierre à l'édifice qu'est devenu Enfants du Mékong, heureuse des 361 jours passés ici et des 18 qu'ils me restent.

 

Quelques articles paraitront encore ici, alors à bientôt !

Par Ate Cha
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 26 juillet 2010 1 26 /07 /Juil /2010 09:01

Parce que c’est un peu l’histoire de ma vie : trouver un gentil garçon, le découvrir, l’aimer un peu, parfois beaucoup, lui donner un peu, parfois trop, puis se séparer, parce qu’il part à l’étranger ou parce que c’est moi qui m’en vais. Un schéma que je semble vouloir répéter encore et encore, bien malgré moi.

 

Evidemment, une fois de plus, ça n’a pas loupé. Ou si peu.

 

C’était à prévoir en même temps... Il est tellement beau, tellement charmant. Mais attention hein, cela ne me suffit pas : je ne me suis pas attachée qu’à sa beauté, mais à lui tout entier. Et même s’il est magnifique, il a aussi ses mauvais côtés, des traits dont il ne devrait pas être fier. Et il ne l’est pas, fier.

 

J’ai d’abord succombé à son sourire. C’est mon talon d’Achille, le sourire. Et le sien est tellement vrai. Il respire… je ne sais pas, quelque chose que je n’avais pas vraiment trouvé avant. En tous cas pas comme ça, pas autant. Je crois que son sourire respire l’amour. Un amour tout simple, très pur.

Cet amour qu’il m’a d’ailleurs donné sans concession. Parce que contrairement à beaucoup, à tous les autres peut être, il fonctionne comme ça : il donne son amour avant même de savoir vraiment qui tu es. Il le reprendra si tu ne le mérites pas, mais il y a de grandes chances qu’il continue de t’aimer simplement. Alors moi, tout ce que j’espère, c’est être vraiment digne de tout ce qu’il me donne.

 

Je ne saurais décrire son caractère tant il est insaisissable. Parfois (souvent) calme, lent, limite amorphe, il prend le temps, le temps de tout, le temps de vivre. Il m’apprend la patience, ça oui. J’étais encore un peu trop impétueuse pour lui. J’ai du me calmer moi aussi, prendre le temps d’observer pour comprendre. Il ne se met jamais vraiment en colère: la révolte qui gronde en lui reste sourde. Elle se tait. Elle ne se transcrit que par ces accès de violence, qu’il subit parfois presque malgré lui.

Cette violence qui est en lui mais que je ne peux lui reprocher. Il a eu un passé difficile, son présent l’est également. Il doit combattre ses propres démons, et pour ça il est seul.

 

Mais il gardera toujours cette force incroyable, qui est celle de son positivisme, son immense courage face à tout ce que la vie lui impose. Il finit toujours par relever la tête, le sourire aux lèvres.

 

Je sais que je vais souffrir de son manque une fois en France, je sais que je repenserai souvent à lui, mais je ne regretterai jamais d’avoir vécu le maximum qu’il m’ait été donné de vivre avec lui.

 

Il fut mon ami avant d’être mon amour. Bientôt je repars en France, je le quitte mais prend avec moi une part de lui que je garderai toujours. Je sais que je n’oublierai pas notre idylle.

 

 

Je suis tombée amoureuse de ce pays, les Philippines.

Par Ate Cha
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés